[RP] Une rencontre Chevaleresque

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Leif le Jeu 1 Nov 2012 - 20:34

Le Comte de Sochaux avait des serviteurs à la droite et à la gauche de lui, en plus de l’escorte Sochalienne pour la sécurité du Nain … Le Sochalien sirotait son vin et observait son kiosque sur l’eau qu’il avait installé, une très bonne invention de sa part.
Il y attendait un invité, un Chevalier et la mémoire lui était défaut dans ce laps de temps vu qu’il ce souvenait pas de ce Chevalier de la Sto-er-Berg, un jeune prétendant pour sa fille déjà future-ment mariée ? Un idiot en quête de gloire ?
Le destin et la venue du Chevalier expliquera tout ça, il ne fallait plus qu'attendre.

Il espérait que ce Chevalier allait venir vite et présentement, l’attente n’était pas le fort du Comte et aimait quand les choses venait à point nommé, il patienta donc avec son verre de vin rouge à la main.

_________________
« Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine. »
avatar
Leif
Comte de Sochaux
Comte de Sochaux

Messages : 1624
Date d'inscription : 29/10/2009

http://sochaux.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Angelotti le Jeu 1 Nov 2012 - 21:54

[A l’entrée]

Respecter la chaîne hiérarchique, ça prend du temps : il faut que le garde prévienne son supérieur, qui préviendra son supérieur, qui préviendra son supérieur… jusqu’à ce que quelqu’un n’ait pas d’autre supérieur que le Comte en lui-même. Ensuite, la réponse doit faire le chemin inverse en passant, une fois de plus, à chaque échelon. Cependant, une fois n’est pas coutume, l’avant-dernier maillon de la chaîne – c’est du moins ce que supposa Angelotti au ton qu’il employa – se présenta de lui-même au poste de garde pour accueillir le visiteur. Bonne nouvelle, sa Grandeur lui permettait de le rencontrer. Trop gentil de sa part. Mauvaise nouvelle, il lui fallait laisser sa lame ici avant de faire un pas de plus.

Sa première réaction fut de porter la main à la poignée de son épée : on ne prive pas un chevalier de son arme, que l’on soit Comte ou manant, pas plus que de son cheval ou de son honneur. Une seconde de réflexion plus tard, il admit qu’il aurait dû s’y attendre, la mégalomanie du petit homme devait nécessairement s’accompagner d’une paranoïa aux proportions équivalentes à son égo, non à sa taille. Ce qui était plus surprenant, c’était que le décret en question ne soit pas plus âgé. A croire que les craintes du Comte se renforçaient avec le poids des ans sur ses épaules. Enfin soit, ce n’était pas comme s’il avait le choix, et donc, bien qu’à contrecœur, il défit son ceinturon et le confia au garde. Un chevalier – le peu qui en restait en ce monde – avait d’autres moyens pour assurer sa survie et, de toute façon, Leif n’avait pas de raison de vouloir lui faire la peau. Pas encore…


Veillez-y bien, il serait regrettable qu’un incident se produise pour une telle raison.

Il emboîta le pas au garde, non sans avoir vérifié que quelqu’un venait s’occuper de sa monture, et s’enfonça dans les méandres sochaliens à sa suite. Deux exécutions en une journée ? Pas mal, mais ce devait être loin d’égaler le record ! Si le Comte comptait en ajouter une troisième au tableau, il ne lui faudrait pas compter sur Angelotti. Celui-ci n’était pas certain que sa visite arrangerait l’humeur de son hôte, quant à la catégorie dans laquelle le sujet dont il venait l’entretenir se classait, ce n’était pas chose facile à déterminer.

Je tâcherai de faire de mon mieux pour ménager sa Grandeur, mais il est des sujets qui ne peuvent être évités et des questions qui doivent être posées. Sa réaction sera ce qu’elle sera, mais je vous assure que je ferai attention aux arbustes.

[Les jardins]


Une petite table était dressée, aux dimensions de l’homme qui l’occupait, le seul, l’unique, l’incomparable Leif von Dumb, Comte de Sochaux. Evidemment, il n’y avait pas d’autre siège que le sien, aussi Angelotti resta debout, dominant le petit homme de toute sa taille.

Salut, Leif. Joli kiosque que tu t’es fait construire là, une idée à toi ? Ca a pas l’air mauvais, ce que tu bois là, tu permets que je me serve ?

Le chevalier n’était pas du genre à se montrer familier avec quiconque, Leif était cependant l’une des rares exceptions à cette règle, allez savoir pourquoi. Toujours est-il que ni l’un ni l’autre n’aimait perdre leur temps en inutiles courtoisies, sauf bien sûr si les circonstances l’exigeaient. En l’occurrence, ce n’était pas le cas, alors autant entrer dans le vif du sujet de suite.

Je vais épouser ta nièce.

Ça, c’est fait. Si l’affection dont le Comte faisait preuve envers la jeune Sparte n’était pas totalement feinte, il serait sans doute content d’être mis au courant. Si la nouvelle lui plairait ou non, c’était une autre question. Et il y en avait encore une autre à régler, une fois qu’il aurait pu déterminer la réaction de Sochaux…

_________________
avatar
Angelotti

Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2012
Age : 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Leif le Mar 6 Nov 2012 - 1:27

Que la brise du vent était surprenante et douce dans le regard exigeant de l’homme.
Le vin aussi, mais mise à part ces futilités, l’attente fut peu longue et cela ravi le Comte et allait accueillir son hôte qui s’invita lui-même sans aucune invitation.
Bien entendu il l’aurait accueillit en le sermonnant si il ne l’avait pas reconnu et la barbe et les traits du visage chevaleresque fut reconnu dans le collimateur Sochalien et un sourire apparu enfin sur le visage de Leif, le sourire de convenance était mi-figue mi-raisin, avouons-le.


Angelotti, par la pute du diable en personne c’est toi Stolberg-machin !
L’idée du kiosqu …


Il n’avait pas pu terminer sa phrase et la longue tirade qu’il désirait y ajoutez, ce foutu chevalier qui était devenue ami avec le temps, même si par le passé, l’utopique économiste avais osé titiller le prix du blé d’un maire exigeant et qui dirigeait sa ville d’une maire de fer … Non, il devait lui annoncer cela, maintenant et ainsi.

Les mots sortirent tout seul de sa bouche.


Laquelle ?

Il en avait plusieurs et un nombre incalculable, enfin si calculable, mais en comptant les illégitimes, le fruit de la bâtardise et bien d’autre … Enfin, dans cette question on relevait une peur que cela soit « elle » ou bien même une autre, que le Chevalier risquait d’être uni par un lien légitime en était tout nouveau et que cela le soit par le fruit d’une nièce c'était d'une originalité sans nom.
Il n’avait pas intérêt que cela soit une de ces favorites, un regard entendu ce dirigea vers les gardes présent dans le jardin.
Non il risquait pas d’en porter un quelconque intérêt le Chevalier, foi de Sochaux.

_________________
« Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine. »
avatar
Leif
Comte de Sochaux
Comte de Sochaux

Messages : 1624
Date d'inscription : 29/10/2009

http://sochaux.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Angelotti le Mer 7 Nov 2012 - 2:08

Que cela ait un quelconque lien avec la pute du diable ou non, c’était bel et bien lui Stolberg, sans machin je vous prie. Que le nain l’ait oublié n’avait rien de surprenant et Angelotti aurait été bien mal inspiré de s’en sentir offensé. A la rigueur aurait-il pu, en représailles, lui demander d’où il était Comte… mais puisqu’il venait le visiter sur ses terres, ce n’aurait pas été très crédible et il serait plus passé pour un sot qu’autre chose. Alors, plutôt que de répondre aux mots par les mots, le chevalier tendit la main pour saisir la carafe de vin et se servir une coupe.

Il s’était attendu à bien des réactions de la part du petit homme, aussi diverses et variées que pouvait l’être le sort réservé aux serviteurs qu’il jugeait indigne de le servir. Il aurait pu sommer ses gardes de faire disparaître l’incongru – situation gérable à ses yeux – ou lui ordonner de dégager sur le champ s’il ne souhaitait pas se retrouver avec un pieu planté à travers le fondement. Il aurait pu accueillir la nouvelle avec joie et l’entraîner dans une danse enjouée… mais ç’aurait quand même été étonnant. Mais que Leif lui demande, avec une indifférence impeccable, « laquelle ? », alors qu’il savait pertinemment de « laquelle » il parlait, ça le laissait pantois. Un instant, il hésita à lui annoncer son souhait d’épouser Clarysse, histoire de pousser la plaisanterie un peu plus loin. Mais, réflexion faite, c’était s’engager sur une route dangereusement pentue et glissante, et celle-ci était la cousine du Comte, pas sa nièce.


Celle à qui j’accorde mon attention depuis mon retour de France, celle que tu m’as indirectement permis de rencontrer à travers ce bal organisé pour ta fille, celle avec qui nous avons joué ensemble aux cartes…

Oui, bon, à ce moment-là de la conversation, tout le monde aurait compris de qui il s’agissait. Et puis, il faudrait bien, une fois ou l’autre, dire clairement de qui il était question, alors autant que ce soit de suite.

…Héloise Marie.

A nouveau, la manière dont Leif allait réagir pouvait couvrir un large spectre et, même si Angelotti le regardait franchement, il gardait en vue du coin de l’œil les gardes présents. C’eût été vraiment malheureux qu’un accident survienne, qu’un ordre soit compris de travers. Alors, plutôt que de laisser la main à cet ancien maire à l’esprit borné et incapable de voir l’avantage de l’innovation, il eut l’idée de conserver l’avantage en ajoutant une pièce au jeu.

Je veux que tu sois mon témoin.

_________________
avatar
Angelotti

Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2012
Age : 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Leif le Jeu 8 Nov 2012 - 4:13

Écoutant sans mot dire l’oratoire du « chevalier » mot par mot, phrase par phrase et geste par geste … L’étonnement fut quand bien même prononcé dans le regard du Comte, même si il l’avait imaginé tout cela dans un contexte un peu plus chaotique, aucunement il avait imaginé un potentiel courage du barbu.
Souriant sans retenu, il ordonna.


Garde, qu’on ne laisse partir personne d’ici avant même que je l’ai décidé et que si un barbu sans « épée » oserait faire l’affront de prendre la porte au mépris de mes ordres dans ma propre maison, que l’exécution et la chasse à l’homme soit votre crédo et que votre sauvagerie soit sans égal.

Le sourire fut relâché, pour donner la place à un rictus de fourberie et des yeux noirs s’adressant en tout point a l’invité éperdument arrogant.

Bien entendu, nous allons éviter cela.

Prenant son temps, parce qu’il dirigeait même le temps qu’il devait utiliser et user, il se resservie du vin avec une lenteur digne d’une tortue des montagnes et reprit la parole seulement après avoir gouté le breuvage laconiquement et après avoir reposé son verre toujours avec la même lenteur.

Pour ta gouverne et surtout toi qui désire l’épouser … Elle ce nomme
Heloise Marie de Sparte von Riddermark, Étoile de Sparte et avec plein d’autre adjectif et prononciation de qualité et de lumière.


Le dévisageant
.

Mérite-tu ? D’épouser une femme dont le nom n’arrive même pas à sortir du fond de ta gorge comme il ce devrait et comme il aurait être du, je pense que la fougue qui t’anime t’en fait presque oublier les usages qu’il faudrait utiliser pour la belle Étoile de Sparte.

Le dévisageant encore.

Essaye-tu de me corrompre ? En me proposant d’être témoin de « votre » mariage futur, essaye-tu de te foutre de moi avec une tel proposition ?

La colère gagnait le Comte et frappa la petite table ou avait domicile verre et cruche de vin.


Pour qui me prends-tu ?!
Tu ne viens pas chez moi et dans mon domaine pour une quelconque autorisation, vu qu’elle ne m’appartient pas d’être remise, tu ne viens pas ici pour une bénédiction sainte de ma part et encore moins pour m’en informer la nouvelle … Ta présence ici même, arrogance et orgueil, détient tout les caractéristiques de venir me rire au nez avec une telle nouvelle et je ne suis pas dupe.


Signe à des serviteurs de venir ramasser le « bordel » qu’avait pu provoquer le pied de Sochaux.

J’imagine qu’elle t’aime, j’imagine que pour elle, c’est du sérieux … Même si aucun de ces courriers ne mon fait l’éloge d’un barbu impuissant, mais ces propres amours, elles seuls les commandes.

Ce rasseyant et en fixant toujours Angelotti, un soupire accompagna la fin de la tirade prononcé.

Cependant un bal et une partie de carte ne permet aucunement de connaître l’amour profond et sincère ! Tu m’imposes, chez moi ! Des conditions et des offres.
Alors au contraire, je t’impose « moi » de m’expliquer ... Par quel putain de Saint, l’amour fut t-il crée par vos deux âmes ?

_________________
« Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine. »
avatar
Leif
Comte de Sochaux
Comte de Sochaux

Messages : 1624
Date d'inscription : 29/10/2009

http://sochaux.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Angelotti le Ven 9 Nov 2012 - 18:58

Voilà, les choses sérieuses commençaient. Tout ce qui avait précédé – et pour tout dire, il n’y avait franchement pas eu grand-chose – était une mise en bouche : on s’était guetté de loin, on avait pris connaissance des positions de l’autre et disposé ses propres pions, il était maintenant temps de faire avancer les troupes. L’entrée en matière stolbergeoise avait été dénuée de toute finesse, à la limite de la grossièreté, il pouvait désormais jouer avec subtilité, puisque sa manœuvre avait poussé Leif à engager nombre de ses pièces.

En réalisant qu’il entamait cette discussion de la même manière qu’il aurait mené une bataille, il se questionna sur la pertinence de tout cela. Il considérait le petit homme comme un ami, sans quoi il ne serait pas venu ici pour lui exposer cette requête. Pourtant, en suivant cette voie, ils allaient droit à la confrontation, ce qui n’était pas franchement le but. Battre en retraite et proposer l’armistice n’était pas non plus une solution, le Comte le considérerait comme un acte de lâcheté. Puis il comprit : même si ce qu’il vivait avec la jeune Sparte n’avait rien de martial, au fond de lui, il restait un chevalier – un homme de guerre – et sa façon d’appréhender le monde en serait à toujours influencée.


Merci de prendre tant de dispositions pour que cette discussion ne soit pas interrompue avant d’arriver à son terme. Si nous en arrivions une telle extrémité, je me ferais néanmoins plus de soucis pour tes gardes que pour moi.

Lorsque la table vacilla et que le vin se renversa, il esquiva d’un pas le jet de précieux liquide, provoquant une réaction un peu précipité dans la garde sochalienne, mais rapidement la situation revint à la « normale » et Leif put finir de parler en paix. Beaucoup de questions avaient été posées, et beaucoup méritaient une réponse. Il y aurait eu moyen d’envenimer les choses – il réservait les brillants et lumineux épithètes à sa seule fiancée, tard, sur l’oreiller – mais…

Je ne suis pas venu ici pour te corrompre, ni pour me foutre de toi ou te rire au nez. Non plus pas pour obtenir ton autorisation puisque, s’il y en avait besoin d’une et comme tu l’as si justement dit, ce ne serait pas de la tienne. Ne te méprends pas sur mes intentions, ma requête est on ne peut plus sérieuse et oui, si tu y accèdes, je le considérerai comme une forme de bénédiction. Mais tu as raison, je suis bien audacieux de débarquer ici sans prévenir et de te mettre devant le fait accompli, et tu mérites d’en savoir plus.

Par où commencer… Par le commencement, sans doute, et la suite viendrait d’elle-même.

Je ne pense pas qu’un seul putain de Saint ait eu son mot à dire là-dedans… et si j’évoquais tout à l’heure le bal, c’est que c’est à cette occasion que je la vis pour la première fois… la revis, depuis l’exil que je m’étais imposé après… tu sais, ce qui s’est passé avec Leonoria. Quelques jours plus tard, à Dole, elle prévoyait de partir seule pour la Lorraine. A ce moment, je ne croyais plus en grand-chose, mais je n’avais pas oublié que j’avais prêté le serment de défendre l’Empire et ses citoyens, et c’est sur cette base que je l’accompagnai.

Il se tut un instant. La période de son retour n’avait pas été des plus agréables, trop de souvenirs l’avaient frappé de plein fouet, sans qu’il puisse pour autant reconnaître quelque chose de ce qu’il avait quitté.

Tu me connais, et je crois que nous pouvons dire que je ne suis pas quelqu’un d’impulsif. Le chevalier errant et la jeune fille de haut lignage, ça n’existe que dans les contes de fées et je me gardais donc bien de toute pensée à cet égard. Et pourtant… qui peut expliquer l’amour naissant… Les Saints ? Le hasard ? Le destin ? Qu’en sais-je ! Toujours est-il que les circonstances nous rapprochèrent, et ce qui nous parut tout d’abord être une folie s’imposa peu à peu comme une nécessité dont nous ne saurions, ni elle ni moi, nous passer.

Qu’aurait-il pu dire de plus, ces choses-là ne s’expliquent pas, elles sont, simplement. On ne choisit pas où ni quand ni avec qui, ça vous arrive en pleine gueule et vous ne pouvez rien faire là contre. D’ailleurs, vous n’avez rien envie de faire là contre, tant c’est agréable.

Si tu veux savoir si elle m’aime, tu devrais lui poser la question, mais je peux t’assurer de sa réponse. Et oui, je l’aime. Je sais que d’autres ont prétendu cela avant moi, mais tu sais que je ne suis pas ces autres. De là à en déduire que c’est du sérieux, il n’y a qu’un pas, et si tu as confiance en elle et en moi, tu le feras sans hésiter.

Il restait un point à régler, en non des moindres. Angelotti fit une pause, le temps de se vider le fond de son verre dans le gosier.

J’ai longtemps cru que ce serait à son Père de déterminer si je méritais ou non ce mariage, si je saurais m’en montrer digne. Mais finalement, cette décision ne revient-elle pas à Héloise Marie de Sparte von Riddermark elle-même ?

_________________
avatar
Angelotti

Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2012
Age : 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Leif le Dim 11 Nov 2012 - 11:52

Grattant la barbe naissante sur le menton en écoutant les belles paroles du Chevalier qui excellait dans l’art de raconter des faits réel et l’art de ce rattraper face au danger, mais tout cela ennuyait le Comte de Sochaux, au plus haut point et le mettre ainsi sur un fait accompli alors que tout ceci prenait des dispositions énorme et grandissante dans les esprits les plus farouches de l’Empire, déplaisait à la Grandeur.

Une chose avant tout, ne tente plus d’essayer de me menacer de façon dévoilé comme une femme de bordel, moi ou mon personnelles, tu te trouve ici et cela jusqu'à que je le juge nécessaire chez moi et que si tu tentes de prendre l’affront d’interrompre la discussion quand je ne l’aurais pas décidé, le tourment ne sera que plus amère et je ne désire pas foncièrement annoncer à tes minimalismes ami de porter l’habit noir.
Et ne prononce par le nom de Leonoria sans y porter grâce à Aristote.


Un claquement de doigt sec et un signe du ciel aux corps des serviteurs pour leur signifier de servir offrande de Dionysos, s’asseyant dans le même laps de temps sur le seul siège disponible.

Cependant, il y a quand même une chose dont tu dois savoir et comprendre avant que ton incompétence ne te fasse défaut dans un oratoire plus prononcé.
Tu vends mal ton amour et la demande.


Vin qui arriva rapidement dans les mains du propriétaire du domaine et jugeant bon de satisfaire gosier avec le fruit rouge fermenté, il continua.

Je pourrais très bien accepter pour tout l’amour et l’amitié qui me lie avec l'Étoile ou pour surveiller que la mascarade amoureuse ne soit pas erronée dans ce triste récit d’amouresque.
Même si je n’ai pas apprécié ta façon de faire, ici, en exposant sans histoire les choses concrètes avant même que mon esprit n’en en fait les frais d’y comprendre quoi que ce soit ou d’y accorder quelconque importance.


Riant du regard en voyant le Chevalier debout.
Il l’avait bien fallu qu’il reste debout pour ne pas dépasser la limite et la compréhension que Sochaux était à Sochaux.


Oublions ton emportement et ta fougue d’amoureux en t’accordant mon pardon, oublions la précipitation de l’abeille à vouloir déjà sucrer mon miel, oublions et pardonnons ton insolence.
J’approuve le fait que tout cela est bien noble, beau et l’intention gratifiante.
De par mon acceptation à tout cela, je pourrais « Elle » et … Toi, vous faire valoir votre confiance sur votre fondement idyllique, de même que l’intérêt du geste et de penser à moi n’est pas anodin dans ma futur prise de décision pour y porter testimonium à mon esprit.


Regard entendu dans la direction du barbu.

Au final tout ceci ne m’intéresse pas, c’est vous et vous seul qui êtes les maitres de votre destin et de votre entrecuisse respective, vos pleurs et joie.
Je n’aimerais juste pas croire que tu imagines un long fleuve tranquille, le chemin que tu t’apprêtes de franchir est visuellement beau, mais Ô combien dangereux.

Rassure-moi de ta patience.
Rassure-moi de ta volonté.
Rassure-moi de la médiocrité que tu offres à l’infidélité empoisonnante.
Rassure-moi que tu combattras l’amour éphémère.
Rassure-moi que même le crottin de l'Étoile, sois pour toi fleur.
Rassure-moi, non par des mots, mais par des faits de la sincérité profonde ou tu t’engages et les pièges au plus perfide et au plus inattendu n’attentent que toi pour être dévoré par le serpent de l’amour … Ta présence ici, est une demande de témoignage et je ne suis témoin que à des choses durables et pur


Finissant son verre.


Pour le paternel de l'Étoile, qui préfère astiquer les biens des Moines je ne sais que te dire et je le sais d’avance contre une tel union pour avoir été en affaire avec lui à de nombreuse reprise, mais je te rejoints qu’une tel décision, ne doit être prononcé que par l'Étoile et que les absents détienne toujours des tords, surtout dans les prises de décision.

_________________
« Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine. »
avatar
Leif
Comte de Sochaux
Comte de Sochaux

Messages : 1624
Date d'inscription : 29/10/2009

http://sochaux.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Angelotti le Mar 13 Nov 2012 - 21:14

C’eût en effet été fort désolant que la comtesse de Champagnole ait à porter le noir, qui lui seyait si mal – n’allez pas entendre par là que porter du noir nuisait à sa beauté, infinie, seulement qu’elle la mettait moins en valeur que d’autre couleur – alors qu’elle venait de recevoir cette robe bleu azur, magnifique, issue de l’un des plus prestigieux – sinon du plus prestigieux ! – atelier de couture de l’Empire… du Monde ! Enfin, ces menaces à demi voilées et les conjectures saugrenues sur qui allait, quand, mettre un terme à ce dialogue avaient fait leur temps et il était grand temps, justement, de passer à autre chose. Il faillit rire lorsque le Comte se rassit, voyant bien que ses pieds ne touchaient pas terre, mais le sujet était trop sérieux pour cela.

Il y a également une chose que tu dois savoir et comprendre, Leif : je n’ai pas le trajet jusqu’ici pour vendre mon amour pour ta nièce et en faire la propagande ; je ne suis pas venu acheter ton soutien dans cette entreprise en te priant de l’exprimer par ton témoignage lors du mariage ; je ne cherche pas à sucer ton miel ou quoi que ce soit d’autre de ta personne. Tout ce qu’il me faut, tout ce dont j’ai et j’aurai toujours besoin, je l’ai déjà en la personne d’Héloise Marie et elle me rend heureux comme je n’aurais jamais cru, avant de la rencontrer, que l’on puisse être heureux.

Sochaux pouvait bien être, avec toutes ses merveilles – son vignoble et sa cave en particulier – à Sochaux, Angelotti avait découvert des trésors plus inestimables encore, de ceux qui ne se voyaient pas, ne se pesaient pas, ne se vendaient ni ne s’achetaient. La communion de deux âmes, faites l’une pour l’autre, et trouvant leur réalisation et leur épanouissement l’une avec l’autre. Comment décrire cette relation par des mots, alors qu’elle transcendait tout ce que les mots pouvaient décrire.

Si je te demande aujourd’hui d’être mon témoin, c’est parce que j’estime que tu es la personne la plus à même d’occuper cette place, de par l’amitié qui nous lie et l’amour que tu portes à ma promise. Le simple fait que tu t’inquiètes de l’avenir de notre relation me réconforte dans cette idée et je me permettrai de te rassurer sur un point : j’imagine un long, très long fleuve, mais je ne suis pas sot au point de croire qu’il sera tranquille. J’ai par le passé péché par excès de confiance, c’est une faute que je ne commettrai plus.

Le chevalier regarda le petit homme. Le regard de haut n’avait rien d’intentionnel, c’était juste une question de taille et celle du comte n’arrangeait rien à l’affaire.

Je comprends tes inquiétudes à propos de notre avenir car je les ai moi-même éprouvées. Combien de fois me suis-je demandé si j’étais celui qu’il lui faut, ce que je serais prêt à faire par amour pour elle, si je serai capable de l’aimer encore dans les pires mises à l’épreuve, ce qu’il adviendrait si, un jour, je devais lui faillir.

Il secoua la tête, comme pour dénoter l’ineptie de tels questionnements, pourtant légitimes.

Ah, mon ami, si tu pouvais ressentir ce que je ressens ! Ma vie était terne, insipide, et elle l’a remplie de mille saveurs, de milles couleurs ! Je ne puis m’imaginer vivre sans elle désormais, ce serait un sort pire que la mort et jamais je ne pourrai me passer de tout ce qu’elle m’a apporté, en ne demandant en retour que mon amour. J’offrirais ma vie pour elle, je la remettrais sans crainte entre ces mains. Elle y tient déjà mon cœur et le traite avec grand soin. Je ne suis pas naïf au point de croire que tout sera toujours parfait, mais je sais, au plus profond de moi, que notre amour à la force de résister aux tempêtes.

Naturellement, ce ne sont que des mots. Quant aux faits, tu pourras t’en rendre compte, dans dix ans, dans vingt ans, quand tu viendras nous rendre visite, que tu verras nos enfants courir en riant dans les parcs du château et que nous dégusterons un cru d’Arbois à l’ombre d’un tilleul.

Peut-être, à ce moment-là, seras-tu aussi convaincu que moi que jamais je ne l’abandonnerai, que jamais je ne laisserai quiconque me l’enlever.

_________________
avatar
Angelotti

Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2012
Age : 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Leif le Lun 19 Nov 2012 - 16:59

Cela en était plus que satisfaisant et l’acceptation en était presque dévoilé sous le regard interrogateur du Comte, qui dans son esprit, avec lui-même, jugeait bon tout ce qui avait été dit et annoncé sous la bannière de l’amour.
Sur un laps de temps princier, un thème musical idyllique, aux fleurs de cerisier.
S’accentua un long soupire.


J’accepte ta proposition, d’être ton témoin pour votre mariage et d’être témoin de votre union devant le Très-Haut et vos invités.

J’accepte aussi, que l’étoile soit conquise par le Chevalier.
J’accepte aussi, que tu me nommes témoin.
Et je vous souhaite tout le bonheur de l’univers.


Un signe au garde que tout invité pouvait fuir ou partir.

Mais, je ne veux plus rien entendre et plus rien savoir, nous, nous reverrons au mariage mon ami et pars comme tu es venu, sans d'autre mot.

_________________
« Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine. »
avatar
Leif
Comte de Sochaux
Comte de Sochaux

Messages : 1624
Date d'inscription : 29/10/2009

http://sochaux.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Angelotti le Mer 21 Nov 2012 - 23:19

Le nain acceptait sa proposition. C’était une bonne chose, il n’aurait pas aimé avoir à la réitérer. Et il l’aurait fait s’il l’avait fallu. C’est qu’il n’envisageait personne d’autre pour cette fonction lourde de responsabilités morales et, d’une manière ou d’une autre, il serait parvenu à convaincre sa Grandeur.

Le nain acceptait que le Chevalier conquière l’Etoile. C’était bien gentil de sa part et, même si son approbation n’avait jamais été qu’une option, le fait qu’il consente à leur union soulageait Angelotti. Qu’aurait-on pensé d’un témoin qui n’approuvait pas le mariage auquel il officiait ?

Le nain acceptait d’être nommé témoin, mais ça, il l’avait déjà dit.

Et surtout, le nain leur souhaitait tout le bonheur de l’univers. Ça, c’était quelque chose. Parce que d’où qu’on regarde, l’univers était grand, très grand – infini, disaient même certains. Donc même si le bonheur était éparpillé un peu partout, rare et précieux, l’immensité de l’univers compensait cette parcimonie de par son incommensurabilité. Ça en faisait, du bonheur ! Il faudrait qu’il songe à le remercier.

Après tout ce qu’il avait du endurer pour en arriver là, il voulait bien laisser le dernier mot à Leif et accéder à son tour à toutes ses requêtes. C’est donc silencieusement qu’il le salua, d’un hochement de tête, et qu’il tourna les talons pour repartir là d’où il venait.

_________________
avatar
Angelotti

Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2012
Age : 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Une rencontre Chevaleresque

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum